moi

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# Posté le jeudi 06 septembre 2007 05:30

Modifié le jeudi 06 septembre 2007 06:04

renaud

renaud
bah sa c renaud au concert ke g ete voir il ete tp bo ptin....

# Posté le jeudi 28 juin 2007 07:17

renaud-les bobos

On les appelle bourgeois bohêmes
Ou bien bobos pour les intimes
Dans les chanson d'Vincent Delerm
On les retrouve à chaque rime
Ils sont une nouvelle classe
Après les bourges et les prolos
Pas loin des beaufs, quoique plus classe
Je vais vous en dresser le tableau
Sont un peu artistes c'est déjà ça
Mais leur passion c'est leur boulot
Dans l'informatique, les médias
Sont fier d'payer beaucoup d'impôts

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils vivent dans les beaux quartiers
ou en banlieue mais dans un loft
Ateliers d'artistes branchés,
Bien plus tendance que l'avenue Foch
ont des enfants bien élevés,
qui ont lu le Petit Prince à 6 ans
Qui vont dans des écoles privées
Privées de racaille, je me comprends

ils fument un joint de temps en temps,
font leurs courses dans les marchés bios
Roulent en {x4}4, mais l'plus souvent,
préfèrent s'déplacer à vélo

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils lisent Houellebecq ou philippe Djian,
Les Inrocks et Télérama,
Leur livre de chevet c'est surand
Près du catalogue Ikea.
Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen
passent leurs vacances au cap Ferret
La côte d'azur, franchement ça craint
Ils regardent surtout ARTE
Canal plus, c'est pour les blaireaux
Sauf pour les matchs du PSG
et d'temps en temps un p'tit porno

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils écoutent sur leur chaîne hi fi
France-info toute la journée
Alain Bashung Françoise Hardy
Et forcement Gérard Manset
Ils aiment Desproges sans même savoir
que Desproges les détestait
Bedos et Jean Marie Bigard,
même s'ils ont honte de l'avouer
Ils aiment Jack Lang et Sarkozy
Mais votent toujours Ecolo
Ils adorent le Maire de Paris,
Ardisson et son pote Marco

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

La femme se fringue chez Diesel
Et l'homme a des prix chez Kenzo
Pour leur cachemire toujours nickel
Zadig & Voltaire je dis bravo
Ils fréquentent beaucoup les musées,
les galeries d'art, les vieux bistrots
boivent de la manzana glacée en écoutant Manu chao
Ma plume est un peu assassine
Pour ces gens que je n'aime pas trop
par certains côtés, j'imagine...
Que j'fais aussi partie du lot

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

# Posté le dimanche 27 mai 2007 06:12

renaud-malone

Un prénom irlandais
Une mère de partout
Danoise, Catalane
Française malgré tout
Un papa huguenot
Et citoyen du monde
Quelques fois parigot
Aux racines vagabondes
Pisseuse ou petit con
Princesse ou poulbot
Tu prendras ce prénom
Comme un premier cadeau
Il te dira le vent
Qui souffle sur Shannon
Et le vert du printemps
Sur l'île d'Avalon

Quand viendras-tu Malone ?
Aimeras-tu se monde
Cette triste Babylone ?
Cette planète moribonde

J'ai le c½ur assez grand pour encore de l'amour
Et pour toi mon enfant lumière de mes jours
En voudras-tu longtemps
en auras-tu aussi
pour ces fous inconscients
qui t'offre cette vie
celle ci sera pleine
de plaisirs mais encore
de chagrins et de peine
qui te rendront plus fort
la vie est un long fleuve,
tranquille bien funeste
les hommes font ce qu'ils peuvent
le destin fait le reste

Quand viendras-tu Malone ?
Aimeras-tu ce monde ?
D'avance tu nous pardonne
si tu le trouves trop immondes

Tellement de misère
de souffrance et de haine
Tellement de galère
pour le moindre je t'aime
Mais tellement aussi
de tous petits bonheurs
Innocence épanouie
que de bouquets de fleurs
nous t'apprendrons mon ange
a lutter chaque jour
pour que ce monde change
pour un peu plus d'amour
j'apprendrai à écrire
pour chanter tes colères
pour voir ton sourire
illuminer la terre

Quand viendras-tu Malone ?
Aimeras-tu ce monde ?
de mon île d'Avalon
le soleil et puis l'hombre
de mon île d'Avalon
le soleil et puis l'hombre

# Posté le dimanche 27 mai 2007 06:10

la teigne

la teigne
L'était bâti comme un moineau
Qu'aurait été malade.
A la bouche, derrière son mégot,
y' avait des gros mots en cascades.
L'était pas bien gros c't' asticot,
mais c'était une vrai boule de haine,
On lui filait plein d' noms d'oiseaux.
Même ceux qui l' connaissaient qu'à peine
L'appelaient la teigne.

Il avait pas connu ses vieux,
Il était d' l'Assistance,
Ce genre d'école, pour rendre joyeux,
C'est pas vraiment Byzance.
D'ailleurs on lisait dans ses yeux
Qu' pour qu'y soit bien fallait qu'on l' craigne,
Si tu rentrais pas dans son jeux,
Putain ! C' que tu r'cevais comme beignes,
C'était une teigne.

Avec les gonzesse, les mich'tons,
L'était encore plus vache :
J' te pique tes sous, j' te fous des gnons,
Tu tombes amoureuses et j' m'arrache.
Pour sa p'tite gueule, ses poings d' béton,
Plus d'une se serait jetée à la Seine,
Elles lui parlaient d'amour, d' passion,
Y répondait pas des châtaignes,
C'était une teigne.

L'avait pas fêté ses vingt berges
Quand, une nuit de novembre,
On l'a r'trouvé raide comme un cierge,
Pendu au beau milieu d' sa chambre.
Si y a un bon Dieu, une Sainte Vierge,
Faut qu'ils l'accueillent à leur enseigne,
Parc' qu'avant d' passer sur l'autr' berge
Y m'avait dit personne ne m'aime,
J' suis qu'une pauv' teigne.

Mais moi qui l'ai connu un peu,
Quand parfois j'y repense,
putain ! C' qu'il était malheureux,
Putain ! C' qu'y cachait comme souffrance
Sous la pâle blondeur de se frange,
Dans ses yeux tristes, dans sa dégaine.
Mais j' suis sûr qu'au ciel c'est un ange,
Et quand j' pense à lui mon c½ur saigne.
Adieu la teigne...

# Posté le mercredi 23 mai 2007 07:55

Modifié le dimanche 27 mai 2007 06:16